22.12.17

Les optiques du marketing management

1- le concept du marketing management :
-Selon P. Kotler «le marketing management consiste a planifier et mettre en œuvre l’élaboration, la tarification, la promotion et la distribution d’une idée, d’un produit ou d’un service en vue d’un échange mutuellement satisfaisant pour les organisations comme les individus ».
-Cette définition met en relief les éléments suivants : 
  • Les différentes étapes du processus : analyse, planification, mise en œuvre et le contrôle ;
  • Le champ ouvert par le marketing management : idée, produit, service ;
  • Le rôle central de la notion d’échange
  • L’objectif poursuivit : satisfaire les partenaires de l’entreprise.
En fin signalant que le terme management désigne tout ce qui est nécessaire pour mieux gérer l’entreprise.
2- les optiques du marketing management :
D’après P. Kotler cinq optiques sont à la disposition de l’entreprise dans la gestion de leurs activités d’échange.
a- l’optique production :
-Elle donne la priorité à l’amélioration de la productivité et à l’augmentation de la production : en d’autres termes l’optique production est basée sur l’idée suivante : produire en masse pour diminuer le prix de revient et vendre au bon marché.
-Selon cette approche les producteurs s’intéressent avant tous à l’amélioration de rendement et donne la priorité à la production.
b- l’optique produit :
-Pour P. kotler l’optique produit est fondé sur l’hypothèse selon laquelle le consommateur préfère le produit qui lui offre la meilleure qualité et la meilleure réputation.
-L’entreprise orientée vers le produit doit se consacrer en priorité à l’amélioration de la qualité de sa production.
c- l’optique vente :
-Selon cette optique les entreprises orientent leurs efforts vers la mise en place d’instruments destinés à améliorer la vente afin de préserver leur part de marché dans une économie de concurrence. En d’autres termes l’accent est mis sur la publicité, la promotion des ventes sur les circuits de distribution et sur la politique des marques.
-Le but immédiat des entreprises qui adoptent l’optique vente est de vendre ce qu’elles peuvent produire plutôt que de produire ce qu’elles pourraient vendre.
d- l’optique marketing :
« L’optique marketing considère que la tâche primordiale de l’entreprise est de déterminer les besoins et désirs du marché cible et de produire des satisfactions désirées de façon rentable car plus efficace que la concurrence».
-Dans l’optique marketing il sera nécessaire non seulement d’obtenir des informations sur les marchés mais également de définir un plan d’action commerciale. Le plan d’action commercial consiste à prendre à l’avance un ensemble de décisions pour le futur.
-Le marketing intégré est la coordination entre les différents variables d’action commerciale tels que la force de vente, la publicité et promotion.
e- l’optique marketing sociétale :
-D’après P. Kotler : « L’optique marketing reconnaît que la tâche prioritaire de l’entreprise est d’étudier les besoins et désirs des marchés visés et de faire en sorte de les satisfaire de manière plus efficace que la concurrence, mais aussi d’une façon qui préserve le bien-être du consommateur et de la collectivité.
-En bref, le marketing sociétal invite l’entreprise à tenir compte de trois éléments essentiels dans l’élaboration de ses décisions commerciales :
  • Les besoins et l’intérêt du consommateur ; 
  • Les objectifs de l’entreprise 
  • Le bien-être social des consommateurs et de la collectivité.

21.12.17

Résumé de Marketing (S3)

1-Définition du Marketing :
C’est le faite de comprendre le marché et aboutir à une segmentation et un ciblage des besoins, ainsi connaitre les forces et faiblesses ensuite les opportunités et menaces de l’entreprise sur le marché.
  • Marketing mix : il se base sur les 4P (produit, prix, distribution, communication), les résultats sont ensuite analysés et des actions correctives mise en place si nécessaire.
2-Les étapes de la démarche marketing :

  1. Marketing des études : rendre le marché compréhensible.
  2. Marketing stratégique : la sélectionne des segments et cibles qui permet de positionner l’offre de l’entreprise sur le marché.
  3. Marketing opérationnel : lancement de l’offre et changement du comportement des clients en faveur de l’entreprise.
  4. La vérification des résultats : il faut recommencer l’ensemble de la démarche marketing dans les cas du succès pour éviter la concurrence, et dans le cas inverse pour renouveler l’activité.

Chapitre 1 : le marché
1- L’offre :
Il se compose de trois éléments:
  • La concurrence : collection des infos sur les concurrents (leurs nombres, leurs parts du marché, les prix pratiqués, moyens de communication et de distribution)
  • La distribution : circuits de distribution (magasins spécialisés, grands surfaces, internet) leurs caractéristiques (acteurs, nombre de points de vente, part du marché)
  • Notre entreprise : analyser les concurrents et comparer notre entreprise avec les concurrents
2- La demande :Elle se compose des éléments suivants ;
  • Les consommateurs : (caractéristiques, comportements, besoins et freins à la consommation).
  • Les acheteurs: ( comportements, besoins…) l’essentiel ici c’est de connaitre est ce qu’ils consomment ou non.
  • Les prescripteurs : ils consomment sans influencer les choix des autres consommateurs.
3- L’environnement :
  • Micro environnement : partenaires commerciaux (frs, intermédiaires...) public (médias, pouvoir publique, monde financier…).
  • Macro environnement : socio démographique, politico-légal, écologique, économique et technologique.
4- Décomposition du marché :
A- Les différents niveaux du marché :
  • Marché principal : des produits identiques et directement concurrents.
  • Marché environnant : des produits de nature différentes satisfaisant les mêmes besoins.
  • Marché générique : produits liés à la catégorie des besoins satisfaits par le marché principal.
  • Marché de support : produits nécessaires à la consommation des produits des marchés précédents (matières premières).
B- Les notions du marché actuel et potentiel :
  • Marché potentiel de la profession = marché actuel de la concurrence+ marché actuel de l’entreprise+ les non consommateurs relatifs.
  • Marché actuel de la profession = marché actuel de la concurrence+ marché actuel de l’entreprise.
  • Marché potentiel de l’entreprise : c’est la capacité de transformer les non consommateurs relatifs en clients actuels, et à prendre des clients actifs à la concurrence.
C- Indicateurs de position de l’entreprise sur le marché :
  • Part de marché globale= Marché de l’entreprise/ Marché de la profession
  • Part de marché relative : Marché de l’entreprise/ Marché du principal concurrent
  • Taux de pénétration= Nombre de consommateurs possèdent le produit/ population totale
Chapitre 2 : La compréhension des besoins des clients
1- La notion du besoin :
Le besoin est une exigence de la nature humaine ou de la vie sociale. Il y’a deux types de besoins :
  • Besoins naturels : ce sont des besoins innés, génériques.
  • Besoins acquis : culturels et sociaux, dépendent de l’évolution de l’environnement.
A- Le besoin générique et le besoin dérivé (ALBERT):
- Le besoin dérivé est la réponse technologique particulière apportée aux besoins génériques (ex: l’apport de l’automobile sur le besoin générique du Transport).
- L’entreprise doit définir sa mission en référence aux besoins génériques.
B- Le besoin, le désir et la demande (KOTLER):
Besoin : C'est un sentiment de manque, les besoins sont stables et limités
Désir : C'est un moyen nécessaire de rencontrer un besoin, les désirs sont multiples et changeables.Les désirs se traduisent en demande des produits, si il y’a un pouvoir et vouloir d’achat. Le marketing influence les désirs et la demande avec des produits attrayants et accessibles.
C- La théorie des besoins (MASLOW):
  • Besoins physiologiques
  • B. de sécurité
  • B. d’appartenance
  • B. d’estime
  • B. d’accomplissement
L’individu se consacre en priorité aux besoins les plus fondamentaux, et étape par étape les besoins sont coexistant. Tout besoin non satisfait reste une source de motivation!
2- Le produit vu comme un panier d’attribut :
Un bien apporte en plus de sa valeur fonctionnelle (de base), d’autres valeurs de nature variées (emballage, garantie, symbole..).
3- Processus d’achat du consommateur et ses facteurs d’influence :
Il commence dés la naissance du besoin jusqu’à l’achat du produit. Il y’a des facteurs qui influence le comportement d’achat des consommateurs.
  • Divers stimulus : déclencher une réaction (besoin) chez les consommateurs par la publicité
  • Facteurs individuels : variables sociaux démographiques,(âge, sexe…)et les besoins de motivation (le style, l’image…)
  • Facteurs d’environnement : valeurs et normes de la société, la classe sociale …
Chapitre 3 : le marketing stratégique, segmentation, ciblage, et positionnement
1- Segmentation :
- C’est l’action de découpage d’une population ‘’Clients’’ en sous ensemble homogènes, selon leurs critères (sociaux démographiques, style…). Pour une segmentation efficace, il faut qu’elle donne lieu à des segments différenciés, mesurables, et accessibles.
- Après l’analyse du marché, l’entreprise doit découper le marché on choisissant la totalité ou plusieurs segments du marché. Le découpage total s’opère en 2 étapes :
  • Macro segmentation : qui identifie des produits-marchés
  • Micro segmentation : qui identifie des segments à l’intérieur de chaqu’un des marchés retenus
A- La macro segmentation :
Elle répond à trois questions;
  • Quels sont les besoins ?
  • Qu’ils sont les consommateurs ?
  • Et qu’elles sont les solutions pour répondre aux besoins ?
- La macro segmentation correspond à une solution particulière à un besoin générique précis.

- Elle permet d’identifier clairement le marché, la concurrence, activités, et les stratégies de travail.

B- La micro segmentation :

C'est un sous ensemble d’acheteurs ou de consommateurs susceptibles de constituer la cible d’un marketing mix.
2- Ciblage :

C’est l’action qui consiste à choisir les clients à qui l’entreprise va offrir son produit.
  • Processus du ciblage (évaluation des segments):
- Sa compatibilité avec les objectifs de l’entreprise.
- Son attrait et les risques en causés (opportunités et menaces).
- La taille des segments et sa croissance prévisible.
- Son adéquation avec l’image de l’entreprise.
3- Positionnement :
C’est l’action qui différencie l’entreprise de ces concurrents aux yeux des consommateurs (prix, qualité, symbole…)
Il se fait selon 3 étapes :
  • Apports aux consommateurs : avantages du produit en qualité et prix et services après vente …).
  • Jugement de notre différentiation des autres : différent aux yeux des consommateurs par le symbole et les services rendus…
  • Promesse donnée aux acheteurs : les avantages du produit.

Les éléments correctifs du coût de production

La sommation de valeur des matières premières consommées, de la MOD et des charges indirectes ne donne pas toujours le coût de production des produits terminés pendant la période . en effet, d’autres éléments peuvent être obtenus corrélativement au produit principal et dont il faut tenir compte pour calculer le coût de production du produit principal achevé au terme d’une période. Il faut donc corriger le coût de production par les éléments suivants : produits en cours, produits résiduels ( déchets et rebus) et les sous-produits.
I- les produits en-cours:
1°/ nature des produits en cours :
A la fin de la période de calcul des coûts (mois ou trimestre), il arrive que les produits n’aient pas subi toutes les opérations de transformation correspondantes aux stades de fabrication, ce sont des produits, services, travaux en cours : par ex : immeuble en cours de construction, logiciel en cours d’élaboration, véhicule dans une chaîne de montage…
  • Précision : ne pas confondre les en cours avec les produits semi finis, les en cours sont invendables et inutilisables en l’état contrairement aux produits finis ou semi-finis : pneu, armatures d’un fauteuil…
2°/ coût de production de la période :
Les charges supportées par la période ont été occasionnées par :
-          L’achèvement des produits en cours au début de la période.
-          La fabrication des produis commencés et terminés dans la période.
-        Le début de fabrication des produits qui seront terminés dans la période suivante mais qui sont des en cours finaux par rapport à la période actuelle.
-          Les produits terminés dans la période actuelle et entrés aux stocks proviennent :
o Des en cours initiaux terminés pendant la période actuelle
o   Les produits commencés et terminés dans la période.
coût de production des produits finis pendant la période = coût de production de la période+en cours initiaux-en cours finaux

Le traitement des charges de la comptabilité analytique

I- affectation des charges directes et imputation des charges indirectes:
La méthode des coûts complets partage les charges incorporables en charges directes et charges indirectes et préconise pour les charges indirectes un traitement spécifique.
A- Définitions :
1- les charges directes :
Les charges sont dites directes lorsqu’on peut les affecter sans ambiguïté et sans calcul préalable au coût d’un produit, d’une commande etc. ce sont des charges sont la destination est connue, le CGNC* les défini ainsi : « charges qu’il est possible d’affecter sans calcul intermédiaire de répartition au coût d’un produit déterminé ».
*CGNC: abréviation du code générale de la normalisation comptable.
2- les charges indirectes : 
Elles sont définies à contrario. Elles concernent plusieurs produits ou l’ensemble de l’entreprise ; elles obligent pour connaître leur destination des calculs préalables de répartition. Selon le CGNC, les charges indirectes sont : « des charges qu’il n’est pas possible d’affecter directement au coût, leur répartition suppose des calculs intermédiaires en vue de leur imputation au coût ».
Exemple : pour la librairie le coût de revient d’un livre comprend des charges directes et des charges indirectes.
- charges directes : coût d’achat du livre
- charges indirectes : salaire du vendeur, électricité, location du magasin…
Précision : Pour déterminer le coût de revient d’un produit il faut alors:
  • Connaître les charges directes relatives à ce produit.
  • Connaître les différentes charges indirectes relatives au produit.
B- Le cheminement des différentes charges vers les coûts peut être schématisé ainsi :
II- les centres d’analyse :
A- définition :
- Un centre d’analyse ou une section analytique est une subdivision comptable de l’entreprise où sont analysés et regroupés les éléments de charges indirectes préalablement à leur imputation au coût.
- Deux critères précèdent à la définition des centres d’analyse :
  • Ils doivent correspondre autant que possible à une division réelle (centre de travail) de l’entreprise ou à l’exercice d’une responsabilité (centre de responsabilité)
  • Les charges totalisées dans un centre doivent avoir un comportement commun de telle sorte qu’il soit possible de déterminer une unité de mesure de l’activité de chaque centre.
Il est ouvert autant de centre d’analyse que les besoins d’information l’exigent, si besoin est, un centre d’analyse peut être divisé en plusieurs sections analytiques.
B- typologie :
On distingue 2 grands types de centres d’analyse; les centres principaux et les centres auxiliaires.
1- Les centres principaux : sont des centres qui fonctionnent au profit des coûts, ils ont un lien direct avec le cycle d’exploitation de l’entreprise.
*Exp : centre approvisionnement, centre production, centre distribution.
2- les centres auxiliaires : sont des centres qui fonctionnent au profit des centres principaux , il n’ont pas de lien direct avec le avec le cycle d’exploitation.
*Exp : centre entretien, centre gestion de personnel, centre gestion de matériel…
C-  Les unités d’œuvre :
Les unités d’œuvre sont des unités de mesure de l’activité des centres d’analyse, elles permettent :
  • De fractionner le coût du centre d’analyse et d’obtenir un coût par unité d’œuvre.
  • D’imputer une fraction du coût d’un centre d’analyse à un coût de produit à partir du nombre d’unité d’œuvre consommée pour la fabrication de ce  produit. 
Les unités d’œuvre couramment utilisées sont :
  • L’heure de main d’ouvre directe : rattachement de la prestation fournie à la MO consacrée au produit. Un pointage des heures de travail est alors indispensable.
  • L’heure machine : rattachement de la prestation fournie au fonctionnement du matériel consacré au produit : exp : heure de fonctionnement du four, de la presse, d’un ordinateur…
  • L’unité de fourniture travaillée dans le centre de travail, exp : unité de poids, de volume, de surface, de longueur, kg de matières premières consommées, mètre de tubes travaillés…
  • L’unité de produits élaborés : rattachement de la prestation au produit obtenu : exp : nombre de produits fabriqués, nombre de ligne imprimée….
Comment choisit-on les unités d’œuvre ?
Le choix des unités d’œuvre résulte d’une étude technico-comptable faite par des experts comptables, l’unité est pertinente lorsqu’elle est fortement corrélée aux charges indirectes du centre.
On choisira : 
  • L’heure machine lorsque : il est possible de pointer la production réalisée par chaque machine, les frais de fonctionnement (entretien, matières consommables) sont importants relativement aux frais de main d’œuvre, le temps de fonctionnement de la machine est sans rapport avec le travail de l’opérateur.
  • L’heure de fourniture travaillée lorsque : le temps de main d’œuvre et le temps machine par produit sont possibles ou difficiles à pointer, les fours travaillés font l’objet d’un pointage.
  • L’unité de produit : dans un atelier spécialisé dans une production ou un service bien déterminée.
On a souvent intérêt à choisir une unité caractéristique de l’activité (MO, HM) c’est seulement lorsque cette activité ne peut être aisément mesurée que l’on retient le critère de production.
Remarque : Il peut être impossible de déterminer une unité physique pour un centre, dans ce cas, on utilisera pour exprimer son activité une base monétaire
*Exp : Chiffre d’affaires, coût de production des produits vendus… 
L’imputation des charges du centre au coût alors à l’aide d’un taux de frais
Taux de frais = total des charges du centre
                          Assiette de répartition

Unité d’œuvre :
  • unité physique ( nombre de produits fabriqués)
  • unité de temps ( HMOD)
  • unité monétaire ( 100 dhs de chiffre d’affaires)
coût de l’unité d’œuvre = total des charges indirectes du centre
                                     Nombre d’unité d’œuvre
III- Procédure de traitement des charges indirectes dans les centres d’analyse :
A/ tableau de répartition des charges indirectes :
Les charges indirectes sont traitées dans un tableau appelé « tableau de répartition des charges indirectes ». il se compose de trois parties : répartition primaire, répartition secondaire, unités d’œuvre.
1- la répartition primaire : elle consiste à répartir les charges indirectes sur tous les centres qu’ils soient principaux ou auxiliaires, cette répartition se fait grâce à des clés de répartition déterminées par le contrôleur de gestion à l’issue de l’analyse technico-comptable.
2- La répartition secondaire : avant leur imputation aux coûts, les charges indirectes des centres font l’objet d’une 2ème répartition, il s’agit de virer les charges des centres auxiliaires dans les centres principaux cela s’explique par le fait qu’ils sont liés aux différentes phases constituent le cycle d’exploitation de l’entreprise :
- centre approvisionnement    --------------    coût d’achat

- centre production       ----------------------    coût de production

- centre distribution        --------------------    coût de revient
Les centres auxiliaires qui fournissent des prestations aux autres centres, leur coût fait l’objet d’un transfert. Ce transfert est de 2 types : en escalier et croisé.
  • Le transfert en escalier : on parle de ce transfert, lorsque le coût d’un centre auxiliaire est transféré ou viré au centre suivant sans retour en arrière.
  • Le transfert croisé : on parle de ce transfert, lorsque les centres auxiliaires se fournissent réciproquement des prestations, on parle aussi de prestations réciproques.
Remarque : attention avant de faire la répartition secondaire, quand on a des prestations croisées, il faut déterminer au préalable le montant des charges propres des centres qui se fournissent réciproquement des prestations.
Notions de rappel :
  • Les charges indirectes sont des charges ne pouvant être directement affectées à un produit, une activité,… Elles devront faire l’objet d’une répartition entre des centres d’analyse. 
  • Les centres d’analyse sont des divisions comptables de l’entreprise. Ils se décomposent en centres opérationnels et en centres de structures. 
  • Les centre opérationnels correspondent à des divisions réelles de l’entreprise (ex : ateliers, service, …). Ils sont composés de centres auxiliaires et de centres principaux. Leur activité est mesurée par des unités physiques appelées unités d’œuvres (ex : Kg, m², …). 
  • Les centres de structures correspondent à des divisions fictives de l’entreprise (ex : administration, financement,…). Leur activité est mesurée par des unités monétaires appelées assiettes de frais (ex : 100 Dhs de vente, coût de production, …). Ils sont assimilés aux centres auxiliaires. 
  • Les centres auxiliaires travaillent pour d’autres centres (ex : gestion du personnel, entretien, …). 
  • Les centres principaux travaillent directement pour les produits (ex : approvisionnement, ateliers, …). 
  • La répartition des charges indirectes:
1)La répartition primaire: consiste à répartir les charges incorporées entre les différents centres d’analyse au moyen de clés de répartition.
*Exemple :
2)La répartition secondaire: consiste à répartir les centres auxiliaires entre les centres principaux et de structure.
*Exemple :
  • Détecter des prestations réciproques : lorsqu’un centre auxiliaire A (ex : énergie) réparti une partie de ses coûts à un autre centre auxiliaire B (ex : entretien) et que ce centre auxiliaire B réparti une partie de ses coûts au centre auxiliaire A, l’on est en présence de prestations réciproques.
*Exemple:
  • Le coût d’unité d’œuvre ou le taux de frais:Lorsque l’on est en présence d’une unité d’œuvre, on calculera un coût d’unité d’œuvre et lorsque l’on est en présence d’une assiette de frais on calculera un taux de frais.
*Exemple :

Les charges de la comptabilité analytique

La comptabilité générale est fortement influencée par les considérations juridiques et fiscales, la comptabilité analytique peut se libérer de ces influences et privilégier l’aspect économique des phénomènes étudiés afin de répondre aux impératifs qui lui sont fixés, c’est pourquoi les charges de la comptabilité générale subissent les retraitements avant d’être intégrées dans les coûts, ces retraitements ont pour objet soit :
- D’éliminer certaines charges (charges non incorporables)
- D’en créer d’autres (charges supplétives)
1. les charges non incorporables :
Ce sont les charges inscrites en comptabilité générale mais non reprises par la comptabilité analytique, ces charges sont ignorées par la comptabilité analytique parce qu’elles ne correspondent pas aux conditions normales d’exploitation. On peut donner comme exemple : prime d’assurance vie que la tête d’un dirigeant, amortissement des frais préliminaires.
En général, toutes les charges non courantes constituent les charges non incorporables.
Remarque : les produits non courants sont également ignorés par la comptabilité analytique.
2. les charges supplétives :
Ce sont des charges incorporées aux coûts bien qu’elles ne figurent pas en comptabilité générale pur des raisons juridiques et fiscales.
L’introduction des charges supplétives dans les coûts et justifiée comme l’exclusion des charges non incorporables par le souci de pouvoir effectuer des analyses comparatives dans le temps et dans l’espace.
En effet, ces comparaisons permettent d’éliminer les différences provenant des structures financières (mode et financement) et les différences provenant des structures juridiques (cadre juridique de l’entreprise). Il existe 2 types de charges supplétives consacrées par les comptables :
  • La rémunération conventionnelle des capitaux propres.
  • La rémunération conventionnelle de l’exploitant.
A- rémunération conventionnelle des capitaux propres:
Deux entreprises dans la même branche d’activité, ayant engagé la même somme de capitaux, ayant la même puissance économique, auront cependant des charges financières différentes, si l’une a plus de capitaux étranges (emprunts) que l’autre.
Pour comparer rationnellement l’activité de ces deux entreprises, deux procédés sont possibles :
  • éliminer de leurs charges respectives les intérêts sur emprunts, dans ce cas les charges d’intérêts constitueraient des charges non incorporables.
  • Ajouter aux charges de ces deux entreprises une rémunération fictive des capitaux propres , dans ce cas, ces rémunérations constituent des charges supplétives.
C’est cette dernière méthode qui a été retenue parce qu’elle est plus réaliste, le capital qu’il soit propre ou étranger a un coût (coût du capital).
B- rémunération conventionnelle de l’exploitant de l’entreprise individuelle :
Deux entreprises qui travaillent exactement dans les mêmes conditions sont : l’une à forme individuelle, l’autre à forme de société anonyme. Dans la première, le propriétaire dirigeant n’est pas forcément rémunéré par un salaire (disposition fiscale), dans la seconde le PDG l’est. Dans cette deuxième entreprise la société a une personnalité morale distincte de celle de ses propriétaires alors que dans la première il y a identité entre la personne de l’entreprise et le propriétaire. De là, l’idée d’inclure dans les coûts de la première une somme égale aux traitements que le propriétaire pourrait normalement recevoir en échange du travail qu’il fournit.
Remarque : parmi les retraitements qu’on fait lors du passage des charges de la comptabilité générale à celle de la comptabilité analytique, en trouve la substitution des montants.
*Exemple : charges d’usage et charges d’abonnement
Les charges d’usage se substituent essentiellement aux dotations d’amortissements de la comptabilité générale :
- La base de calcul= la valeur actuelle (prix de marché) pour tenir compte du coût de remplacement de l’immobilisation.
- La durée d’amortissement : la durée probable d’utilisation qui peut différer de la durée admise pour l’amortissement.

L’inventaire permanent ( C.A.E )

I- principe général :
-On appelle inventaire permanent l’organisation des comptes de stock qui, par l’enregistrement des mouvements des stocks, permet de connaître de façon constante, en cours d’exercice, les existants chiffrés en quantité et en valeur.
Les principes de l’inventaire permanent sont valables pour tous les éléments stockés dans l’entreprise; MP, produits intermédiaires, PF….
-La comptabilité analytique se doit de calculer les coûts selon une périodicité rapprochée (souvent le mois), elle ne peut pas se contenter de connaître les stocks et donc les consommations une fois dans l’année comme le fait la comptabilité générale à l’aide de l’inventaire « intermittent », « physique ». elle met donc en place une organisation comptable qui enregistre les mouvements de stocks (entrée, sortie) en quantité et en valeur et permet ainsi de déterminer à tout moment le stock final théorique. Le suivi des mouvements de stocks est réalisé sur des comptes de stocks (compte d’inventaire permanent) qui ont la structure suivante :
CIP
Stock initial
Sorties au coût de sortie
Entrées au coût d’entrée
Stock final

-Le coût d’entrée varie en fonction des éléments stockés :
  • Pour les matières et fournitures ; il s’agit du coût d’achat.
  • Pour les produits intermédiaire et les produits finis : il s’agit du coût de production.
-Le coût de sortie dépend de la méthode d’évaluation utilisée par l’entreprise.
-Un compte de stock doit obligatoirement être équilibré ce qui permet d’écrire
  • SI+entrées ( E ) = SF + sorties ( S) 
  • S= SI+E-SF
  • S= E+ (SI-SF)
  • S=E+ variation de stock
II- principales méthodes d’évaluation des sorties des stocks:
A- exposé des méthodes :
On va étudier principalement les méthodes du coût moyen pondéré et les méthodes d’épuisement des lots.
*Exemple : le stock initial et les mouvements concernant la marchandise M sont les suivants :
  • 1 janvier SI lot N° 65 5000kg à 10 dh le kg
  • 3 janvier sortie 2500 kg
  • 12 janvier entrée lot N° 66 6000 kg à 12 dh le kg
  • 28 janvier sortie 3000 kg
1-La méthode du coût moyen pondéré :
Dans ce cas deux procédés sont possibles :
- coût moyen unitaire pondéré (CMUP) calculé en fin de période avec cumul du stock initial.
- coût moyen unitaire pondéré (CMUP) calculé après chaque entrée.

2- La méthode d’épuisement des lots :
- FIFO ou PEPS : premier entré premier sorti
- LIFO ou DEPS : dernier entrée premier sorti
Précision :


- Chaque méthode abouti à une valeur des sorties et du SF différents, donc à un coût de revient différent et à des résultats analytiques différents.
- Seules les méthodes de la moyenne pondérée et FIFO qui sont autorisées par la loi comptable.
- L’entreprise doit respecter le principe comptable fondamental de la permanence des méthodes.
B- Critique des méthodes :
1-CMUP avec cumul du SI calculé en fin de période :
- Avantages : les sorties de stock et les existants qui leur succèdent sont valorisés au même coût moyen unitaire. Du point de vue économique, cette méthode, du fait qu’elle conduit à prendre en considération le stock initial en plus des entrées par le calcul du CMUP, permet un amortissement des fluctuations des prix, on parle alors d’un lissage des coûts de revient.
- Inconvénients : le principal reproche fait à cette méthode provient du fait qu’il faut attendre la fin de la période de référence pour valoriser les sorties de stock, ce qui est en contradiction avec le principe de l’inventaire permanent.
2-CMUP après chaque entrée :
- Avantages : il permet la valorisation des sorties en temps réel.
- Inconvénients : cette méthode ne peut être adoptée que si on utilise l’outil informatique, parce que les calculs sont nombreux. 
3-méthodes d’épuisement des lots :
- FIFO : en période des hausses des prix, la méthode conduit à une évaluation plus faible des sorties, donc : à une minoration du coût de revient, à une majoration de la valeur du stock final, conduisant l’une et l’autre à une majoration du résultat. En période de baisse de prix , l’inverse se produit.
- LIFO : en période de hausse des prix, la méthode conduit à une évaluation plus élevée des sorties donc :
  • à une majoration du coût de revient
  • à une minoration du stock final
  • conduisant l’une et l’autre à une minoration du résultat
En période de baisse des prix, l’inverse se produit.
C- Les différences d’inventaire :
-La pratique de l’inventaire permanent permet à tout moment de connaître l’existent théorique en stock, la loi comptable impose au minimum un inventaire physique des existants réels à la fin de l’exercice (inventaire intermittent).
-Or les existants réels peuvent ne pas correspondre exactement aux existants théoriques résultants de l’inventaire permanent pour de nombreuses raisons :
   - A l’entrée des éléments stockés :
  • Livraison effectuée par le fournisseur avec une tolérance de quantité admise par l’usage commercial.
  • Perte partielle au cours du transport.
   - Pendant le stockage : évaporation, casse, vol…
   - A la sortie des éléments stockés : mesurage, pesage approximatifs.

-On détermine les existants grâce à des inventaires extra-comptables périodiques, ces inventaires peuvent porter sur une fraction du stock tous les mois ou tous les trimestres, c’est ce qu’o appelle les inventaires tournants.
-En rapprochant les résultats de l’inventaire réel, des existants de l’inventaire comptables permanent, on constate des différences appelées : différence d’inventaire. 
-Trois situations peuvent se présenter :
  • Stock final réel < SF théorique : il s’agit d’un mali d’inventaire traité comme une sortie fictive (crédit du CIP)
  • SF réel > SF théorique : il s’agit d’un boni d’inventaire traité comme une entrée fictive (débit du CIP)
  • SF réel = SF théorique

20.12.17

La hiérarchie des coûts ( la comptabilité analytique)

I-                   le coût d’achat :
C’est un coût qui regroupe les charges relatives à la fonction approvisionnement de l’entreprise
a-      les produits approvisionnés :
Il est possible d’en retenir 4 types :
·         les marchandises : qui représentent tous ce que l’entreprise commerciale achète pour revendre en l’état et sans transformation
·         les matières premières : qui sont des objets ou des substances plus au moins élaborés destinés à entrer dans la composition des produits fabriqués.
·         Les emballages : une distinction doit être faite entre l’emballage de conditionnement           ( bouteille en plastique) et les emballages de distribution. Les premiers font partie du coût de production du produit fini , les second rentrent dans le coût de distribution.
·         Les matières et fournitures consommables : qui sont des objets plus au moins élaborés  consommés au premier usage et qui concourent à la fabrication sans entrer dans la composition du produit fabrique ( huile du moteur)

Remarque : il faut calculer un coût d’achat pour chaque type d’éléments approvisionnés et dont on désire suivre le niveau des stocks.

b-      les composantes du coût d’achat :
Coût d’achat = prix d’achat + charges directes d’achat + charges indirectes d’achat
II-                coût de production :
C’est un coût  qui intègre outre la consommation des matières, les charges de production relatives aux produits. En fonction de son niveau d’élaboration, un produit peut être un encours, un produit intermédiaire ou un produit fini.
Parfois on parle de produit principal ou de produit secondaire qui est un produit obtenu du fait de la production principale : exemple : une entreprise de raffinage, en produisant de l’essence obtient plusieurs produits secondaire : goudron, nylon.
·         Les composantes du coût de production :
Coût de production= coût d’achat des matières et fournitures consommées + charges directes de production + charges indirectes de production.
III-             le coût de revient :
Il est calculé par type de produits vendus, il est composé de coût de production et de coût hors production.
Coût de revient de produits vendus = coût de production vendus + charges directes de distribution + charges indirectes de distribution.

Remarque :


De cette manière on peut déterminer facilement le résultat réalisé sur la vente de chaque type de produits, en faisant une comparaison entre le chiffre d’affaires généré par chaque type de produits et son coût de revient.

Résumé de la comptabilité analytique

4.7.17

La paie et les déclarations sociales et fiscales - Côté juridique - (part 2)

L'organisation administrative du travail 
L’administration du travail se fait sur 3 niveaux:
  1. Le ministère du travail: Au niveau nationale, l'organisation de l'administration du travail est faite par le Ministère du travail et l'inspection générale du travail et de l'emploi. Au niveau régional, par les directions régionales du travail et de l'emploi ayant sous l'autorité des inspecteurs du travail.
  2. L'ANAPEC ( l'agence nationale pour la promotion de l'emploi et des compétences): elle est aussi un organisme administratif, c'est un établissement public placé sous l'autorité du ministère du travail; sa mission consiste a intervenir sur le marché du travail en assistant les personnes à la recherche d'un emploi, et en aidant les employeurs dans l'embauche des salariés. 
  3. L'inspection du travail: les inspecteurs du travail disposent des pouvoirs et jouent les rôles suivants: pouvoir de contrôle du respect de la législation du travail, pouvoiur de police judiciaire, rôle de conseil lors des conflits du travail... 

Création des rapports juridiques de travail 


  1. Le contrat de travail: c'est une convention par laquelle une personne, appelée employé ou salarié, s'engage à exercer une certaine activité au profit et sous la subordination d'une autre personne, appelée employeur ou patron, moyennent une rémunération en argent appelé un salaire.
  2. Les types du contrat du travail: 

  • Un C.D.I ( contrat à durée indéterminée ): C'est un contrat de droit commun, il n'est pas obligatoirement écrit. l'employeur peut être une personne morale ou physique mais le salarié est obligatoirement une personne physique. 


  • Un C.D.D ( contrat à durée déterminée ): Il est obligatoirement écrit et comme son nom l'indique, il est limité dans le temps. C'est ainsi qu'il ne peut être conclu que dans les cas suivants: 
  1. Remplacement d'un salarié absent ou dont le contrat est suspendu.
  2. Accroissement temporaire de l'activité de l'entreprise.
  3. Un emploi à caractère saisonnier.
  4.  Un emploi pour lequel il est d'usage de recourir à un contrat à durée déterminée.
La durée du contrat doit être bien précise sur le contrat. Elle ne peut dépasser, renouvellement compris 18 mois renouvelable 1 fois en règle générale.  
Le contenu du contrat: le motif de l'embauche doit obligatoirement figurer sur le contrat, qui doit également comprendre un terme précis et une clause de renouvellement. Le contrat doit également préciser la nature du poste occupé.

  •  Exemples des contrats limités dans le temps: 

  • Le contrat de travail temporaire: appelé aussi contrat de mission, obligatoirement écrit, il comporte les mentions suivantes: l'ensemble des clauses du contrat, le motif du contrat, le terme, la qualification requise. Il peut aussi comporter une période d'essai, selon sa durée.
  • Le contrat de travail intermittent: c'est un C.D.I conclu pour un emploi permanent qui comporte des périodes travaillées et des périodes non travaillées. Obligatoirement écrit, il doit mentionner les périodes de travail, le salaire, la qualification de salarié, les horaires fixés par l'entreprise... 
  • Le contrat saisonnier: les secteurs du tourisme, l'agriculture, les industries agroalimentaires, ont la plupart du temps une activité saisonnière. Les entreprises de ces secteurs recrutent alors des travailleurs bénéficiant des CDD.

La paie et les déclarations sociales et fiscales - Côté juridique - (part 1)


Le droit du travail 


Définitions: 


  • Le travail: c'est une activité consciente et volontaire, naturelle mais pénible puisqu'elle comporte un effort, appliquée à l'aide d'une oeuvre utile; matérielle ou immatérielle, exercée en contre partie d'une rémunération.
  • Le code du travail: c'est le texte législatif qui édicte l'ensemble des règles relatives à l'organisation des relations sociales au sein de l'entreprise et dans le domaine du travail. 
  • Le droit du travail: il est régi par un ensemble de textes qui règlent les relations entre les employeurs et les employés. Ces textes sont regroupés dans le code du travail.

Les sources du droit du travail: 

  1. Les sources internationales:  Ce sont des textes expriment des idées générales et des principes internationaux, par exemple: la déclaration universelle des droits de l'homme, les traités internationaux tels ceux concernant l'O.I.T (l'organisation internationale du travail).
  2. Les sources nationales: 

  • La constitution: (الدستور) elle reconnaît aux travailleurs les droits suivants: droit au travail, droit à l'action syndicale, droit de grève, droit à la protection sociale, droit à la formation... 

  • Les lois et règlements: regroupés dans le code du travail et le code de la sécurité sociale décrivent les droits des employeurs et des employés.

  • La jurisprudence ( l'ensemble des décisions prises par les juges الأحكام القضائية ).

  • Les usages professionnels: Ils sont nés de la répétition des pratiques d'une profession, et certains articles du code du travail y font référence. 

  • Les sources conventionnelles: Ils sont le résultat de négociations entre les partenaires sociaux (organisations patronales et syndicales de salariés).